la belle brune

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24 mai, 2007

Article sur : les science de language

Classé dans : Non classé — nailinassima @ 16:36

 Bojour  Tous  d’abord .

Toutes les langues ont des moyens d’exprimer  la spécificité, la référence, définie ou indéfinie, l’indexicalité, et la quantité, i.e. notions qui se manifestent le plus souvent dans les langues par des articles ou déterminants nominaux. Les déterminants d’une langue se répartissent ainsi en réseaux sémantique qui organisent la référence et la quantification. Notre équipe fait une étude comparative des propriétés syntaxiques et sémantiques des systèmes de détermination dans les langues naturelles. En étudiant de concert syntaxe et sémantique, nos recherches visent à élaborer un modèle théorique de l’interface entre ces deux modules du langage.

 Réf :

 article de :: P.F Dominey, Chercheur ISC

Institut des Sciences Cognitives  UMR 5015 CNRS Lyon 1
67, boulevard Pinel 69675 BRON cedex

Site :www.isc.cnrs.fr

Nos études comparatives synchroniques sont renforcées par des études collaboratives sur l’évolution des systèmes de déterminants. En particulier, nous étudions l’émergence des systèmes de déterminants, ou plus spécifiquement le passage d’une détermination implicite à une détermination explicite,  du point de vue historique et du point de vue de la genèse d’une langue (i.e. dans l’émergence des langues créoles). Nous étudierons également l’émergence des déterminants dans la grammaires des jeunes enfants (acquisition d’une langue première) ainsi que leur disparition due à des troubles neurolinguistiques.

On sait que les langues naturelles établissent et traitent efficacement un grand nombre de relations de dépendance non-contiguës entre diverses entités linguistiques dans la phrase comme dans le discours. Toutefois, la nature de ces dépendances, leurs limites, la diversité et les modalités d’interaction des ressources cognitives qu’elles mettent en jeux restent encore mal connues car elles ne font que rarement l’objet de recherches qui dépassent le cadre de la linguistique. Notre équipe se propose d’étudier de façon interdisciplinaire une sous-classe de ces dépendances non-contiguës, les dépendances de polarité négative (Il ne faut pas ajouter grand chose), dans le but de modéliser l’interaction des ressources cognitives, linguistiques et extra-linguistiques auxquelles elles font appel. On distingue dans la littérature trois grandes approches  de ces dépendances négatives, une approche syntaxique, une approche sémantique et une approche pragmatique. Nous pensons que, loin d’être concurrentes, ces trois approches sont en fait largement complémentaires en ce qu’elles concernent chacune un aspect distinct de ces dépendances, à savoir, respectivement, la nature de la relation, l’identification de l’élément légitimant négatif et la définition de l’item dépendant dont les propriétés interagissent pour dériver les propriétés de ces dépendances négatives.

Ce thème, plus général,  regroupe diverses études portant sur les interactions entre l’ordre des mots, la morphologie et la sémantique. On sait qu’un changement dans l’ordre des mots peut produire des effets sémantiques affectant l’interprétation des syntagmes nominaux (portée de quantification, focus…etc). Il a également souvent été observé que les langues qui manifestent une grande liberté dans l’ordre des mots ont une morphologie riche, et vice-versa. Nos recherches visent à modéliser les conditions d’interactions entre la mobilité syntaxique, la morphologie riche ou pauvre et l’interprétation. Nos études se sont pour le moment centrées sur la morphologie verbale et sur la morphologie du pluriel dans une variété de langue. Une fois encore, on s’intéresse ici également à l’acquisition et à la perte de la morphologie aussi bien du point de vue de l’évolution des langues que du point du vue du développement chez l’enfant ou de la perte chez le sujet aphasique.
Des études utilisant des techniques d’imagerie cérébrales (en collaboration avec l’équipe de P. Dominey à l’ISC) cherchent à préciser le rôle de la morphologie dérivationelle et des mots de fonction dans le traitement des séquences linguistiques et non linguistiques.
Par ailleurs, des travaux collaboratifs cherchent à préciser le rôle multimodal que peut jouer la morphologie d’une langue dans l’apprentissage et la maîtrise de la lecture.

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