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24 mai, 2007

culture

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Culture

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Au plan individuel, la culture est l’ensemble des connaissances acquises, l’instruction, le savoir d’un être humain.

Au plan collectif, la culture représente également l’ensemble des structures sociales, religieuses, etc., et les comportements collectifs tels que les manifestations intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent une société.

La culture comprend ainsi trois grands groupes de manifestations : l’art, le langage, la technique.

Par extension (usitée en éthologie), la culture désigne tout comportement, habitude, savoir, système de sens Lien vers un homonyme? (en anthropologie) appris par un individu biologique, transmis socialement et non par héritage génétique de l’espèce à laquelle appartient cet individu.

culture dans Non classé 15px-Searchtool-80%25 Article détaillé : éthologie.

La culture se définit de cette manière et comme un ensemble de connaissances transmis par des systèmes de croyance, par le raisonnement ou l’expérimentation, qui la développent au sein du comportement humain en relation avec la nature et le monde environnant. Elle comprend ainsi tout ce qui est considéré comme acquisition de l’espèce, indépendamment de son héritage instinctif, considéré comme naturel et inné. Ce mot reçoit alors des définitions différentes selon le contexte auquel on se réfère.

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Sommaire

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Définitions [modifier]

Selon Geert Hofstede : la culture est une programmation mentale collective propre à un groupe d’individu.

Étymologie [modifier]

L’étymologie du mot culture, du mot latin colere (« habiter », « cultiver », ou « honorer ») suggère que la culture se réfère, en général, à l’activité humaine. Ce mot prend des significations notablement différentes, voire contradictoires, selon ses utilisations.

Le terme (latin cultura) suggère l’action de cultiver, dans le domaine de l’agriculture en particulier : cultiver des fleurs… Le terme de culture est également employé en éthologie. Cicéron fut le premier à appliquer le mot cultura à l’être humain : Un champ si fertile soit-il ne peut être productif sans culture, et c’est la même chose pour l’humain sans enseignement. (Tusculanes, II, 13).

Dans l’Histoire, l’emploi du mot s’est progressivement élargi aux êtres humains. On note que le terme culte a une étymologie voisine (latin cultus), et qu’il est employé pour désigner l’hommage rendu à une divinité.

Pluralité de définitions [modifier]

Différentes définitions du mot culture reflètent les différentes théories pour comprendre ou évaluer l’activité humaine. En 1952, Alfred Kroeber et Clyde Kluckhohn ont écrit une liste de plus de 200 différentes définitions du mot culture dans leur livre Culture: a critical review of concepts and definitions.

La définition que peuvent en faire les gouvernements lorsqu’ils fixent sa mission au Ministère de la Culture diffère de celle que l’on en donne dans les sciences humaines, ou de celle qui correspond à la culture générale de chacun d’entre nous.

Culture individuelle et culture collective [modifier]

En langue française, le mot culture désigne tout d’abord l’ensemble des connaissances générales d’un individu. C’est la seule définition qu’en donne en 1862 le Dictionnaire national de Bescherelle, et connaissances scientifiques y sont présentées au premier plan. C’est ce que nous appelons aujourd’hui la « culture générale ».

Après le milieu du XXe siècle, le terme prend une seconde signification. Par exemple, le Petit Larousse de 1980 donne, en plus de la conception individuelle, une conception collective : ensemble des structures sociales, religieuses, etc., des manifestations intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent une société. Le terme peut alors revêtir l’un ou l’autre sens, mais la proximité des domaines d’utilisation de chacun en fait une source d’ambiguïté.

Il se trouve qu’en langue allemande, la définition de la culture individuelle ou culture générale correspond au mot Bildung [1], et qu’il existe un autre mot, Kultur, [2], qui correspond à un patrimoine social, artistique, éthique appartenant à un ensemble d’individus disposant d’une identité. Ainsi, ce terme homophone, qui correspond plutôt en français à l’une des acceptions de civilisation, et par les échanges d’idées entre la France et l’Allemagne, s’est petit à petit amalgamé avec le sens initial du mot culture en français. Cette seconde définition est en train de supplanter l’ancienne, correspondant à la culture individuelle. Néanmoins, les dictionnaires actuels citent les deux définitions, en plaçant le plus souvent la culture individuelle en premier.

Il y donc actuellement en français deux acceptions différentes pour le mot culture :

  • la culture individuelle de chacun, construction personnelle de ses connaissances donnant la culture générale ;
  • la culture d’un peuple, l’identité culturelle de ce peuple, la culture collective à laquelle on appartient.

Ces deux acceptions diffèrent en premier lieu par leur composante dynamique :

  • la culture individuelle comporte une dimension d’élaboration, de construction (le terme Bildung est généralement traduit en éducation), et donc par définition évolutive et individuelle ;
  • la culture collective correspond à une unité fixatrice d’identités, un repère de valeurs relié à une histoire, un art parfaitement inséré dans la collectivité ; la culture collective n’évolue que très lentement, sa valeur est au contraire la stabilité, le rappel à l’Histoire.

C’est dans cette dichotomie que ces deux significations peuvent s’opposer :

La culture collective comporte une composante de rigidité pouvant s’opposer au développement des cultures individuelles, ou pouvant conduire à des contre-cultures, concept qui est inimaginable avec le sens individuel, la connaissance ne pouvant être que positive.

La science, toujours en évolution, n’est de ce fait pas raccrochée au concept de culture individuelle, dans les acceptions populaires, alors qu’elle en est une des composantes principales dans la teneur initiale du terme.

Mais c’est par l’art et l’histoire que les deux concepts se rejoignent. La culture individuelle inclut la connaissance des arts et des cultures, celle des différentes cultures humaines, mais bien évidemment celle affiliée à la culture (collective) à laquelle appartient l’individu.

C’est là le point d’amalgame entre les deux acceptions : la culture (individuelle) est comprise comme connaissance de la culture (collective) dont on dépend. Fusionnant ainsi deux acceptions différentes, le terme culture tend actuellement, en France, vers un compromis dans son acception courante, où il désignerait essentiellement des connaissances liées aux arts et à l’Histoire, plus ou moins liées à une identité ethnique.

Les deux sens doivent cependant être analysés distinctement : la culture collective et la culture individuelle se recoupent en réalité, non seulement par leur homonymie, mais aussi par l’appartenance d’un individu à une entité culturelle.

Langage courant [modifier]

L’utilisation populaire du mot culture dans beaucoup de sociétés occidentales, permet de réaliser un classement de son caractère en fonction de la consommation de biens ou de l’exercice d’activités considérées comme élitistes : la cuisine, l’art, et la musique par exemple.

Types de composants [modifier]

Une conception courante de la culture consiste à la regarder comme formée de quatre éléments qui sont « transmis de génération en génération en apprenant » :

– les valeurs ;
– les normes ;
– les institutions ;
– les artefacts.

Julian Huxley donne une division légèrement différente, en mentifacts, socifacts et artifacts, pour des sous-systèmes idéologiques, sociologiques, et technologiques respectivement. La socialisation, du point de Huxley, dépend du sous-système de croyance. Le sous-système sociologique gouverne l’interaction entre les gens. Les objets matériels et leur utilisation forment le sous-système technologique.

En général, les archéologues se focalisent sur la culture matérielle, alors que l’anthropologie culturelle se focalise sur la culture symbolique, encore que in fine les deux groupes s’intéressent aux relations entre ces deux dimensions. De plus, les anthropologues conçoivent le mot « culture » pour se référer non seulement à la consommation de biens, mais au processus général qui produit de tels biens et leur donne une signification, et aux relations et pratiques sociales dans lesquelles de tels objets et processus sont imbriqués.

Les valeurs [modifier]

Les valeurs comprennent les idées sur ce qui semble important dans la vie. Elles guident le reste de la culture.

Dans le monde anglo-saxon, les valeurs mises en avant pour cimenter la culture collective sont souvent les croyances, généralement religieuses. Les États-Unis défendent la laïcité, encore qu’en pratique on y affiche beaucoup plus facilement sa religion qu’en Europe.

En France, il existe une certaine tradition de la laïcité, que l’on pourrait faire remonter au gallicanisme : Philippe le Bel, puis à la Pragmatique Sanction de Bourges. L’édit de Nantes fut également une façon de promouvoir la qualité de citoyen par rapport à celle de croyant, dissociant la sphère publique et privée. Bossuet contribua aussi à formaliser le gallicanisme. La Révolution française introduisit un statut civil équivalent pour tous les citoyens, indépendant des croyances ou appartenances religieuses. Le sentiment de laïcité culmina en France au tournant du XIXe et du XXe siècle, avec la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l’État (voir laïcité en France).

La France est un pays qui serait plutôt de tradition catholique, où se côtoient les grandes religions monothéistes que sont le christianisme, l’islam (de plus en plus présent) et le judaïsme, toutes trois des religions abrahamiques. On retrouve cette présence des trois religions monothéistes dans toute l’Europe. Il y a aussi des bouddhistes, ou d’autres croyances d’origine asiatique ou africaine.

Les normes [modifier]

Les normes sont constituées par les attentes sur la façon dont les personnes doivent se comporter dans diverses situations. Chaque culture a des méthodes, appelées sanctions, pour imposer ses normes. Les sanctions varient avec l’importance de la norme ; les normes qu’une société impose formellement ont le statut de lois.

On notera qu’en France, la langue française a le statut de langue officielle, et qu’à ce titre, elle est la langue de l’administration et du droit.

Aux États-Unis, il existe une tradition normative très importante en matière industrielle et financière. Les normes comptables en Europe sont actuellement assez largement inspirées des normes américaines.

Les institutions [modifier]

Les institutions sont les structures de la société dans lesquelles les valeurs et les normes sont transmises.

On a vu que, dans le cas de la France, la défense de la langue fut prise très tôt en charge par le souverain, François Ier pour le statut de langue officielle du français (1539), Richelieu pour l’Académie française. De là est née, en France et dans la plus grande partie de l’Europe, une tradition qui lie la culture avec les institutions publiques.

Aux États-Unis, il n’existe pas une emprise aussi importante de la puissance publique sur la culture proprement dite. De nombreuses grandes entreprises ont des collections d’œuvres d’art telles qu’elles ouvrent des musées privés par exemple (musée Guggenheim, les grands musées comme le Metropolitan…). Aux États-Unis, l’internet comme véhicule culturel (sa vocation première était militaire) est géré par des systèmes de propriété intellectuelle très élaborés, dans la tradition américaine (Thomas Jefferson). L’industrie du cinéma est privée. L’emprise de l’État américain est en revanche très forte dans les secteurs militaire et informatique.

En France, la grande majorité des institutions culturelles sont publiques : académies (on l’a vu), musées, bibliothèques, médiathèques, conservatoires, salles de concert et de théâtre, opéras, Maisons des jeunes et de la culture. La France est l’un des seuls pays où il existe un ministère de la Culture. L’État prend en charge les questions de francophonie, qui sont dans les prérogatives de l’administration (ministère de la Culture, délégation au développement durable…).

On retrouve un schéma assez voisin dans les autres pays européens, même s’il est moins accentué : au Royaume-Uni par exemple, les salles de concert (Royal Albert Hall…), les orchestres, les musées, sont publics. De ce point de vue, le Royaume-Uni se distingue des États-Unis, les traditions culturelles étant assez distinctes, malgré une langue commune.

En France, on trouve quelquefois aussi des institutions privées (châteaux privés, écomusée d’Alsace, le Puy du Fou) qui sont issus le plus souvent d’initiatives régionales, même si leur rayonnement est souvent national. Depuis une trentaine d’années les collectivités locales (communes, départements et régions) se sont dotées de leur propre politique culturelle et jouent un rôle essentiel dans l’animation et la régulation de la vie culturelle locale. Ces politiques, souvent menées en partenariat avec les services de l’État, participent de plusieurs logiques : facilité l’accès à la culture du plus grand nombre, soutenir la création et les artistes, contribuer au développement économique et renforcer l’image des collectivités locales.

La culture fait maintenant partie des responsabilités de l’Union européenne, dans le cadre des principes de subsidiarité. En particulier, l’Union européenne doit veiller à l’application de la politique linguistique européenne, qui pose certaines difficultés de mise en œuvre.

On a ainsi deux modèles assez distincts : le modèle américain, caractérisé par une alliance forte entre public et privé (où le privé joue un rôle prépondérant en matière purement culturelle), et le modèle européen, essentiellement public.

Les artefacts [modifier]

Les artefacts — choses ou aspects de la culture matérielle — dérivent des valeurs et des normes d’une culture.

Les grandes manifestations de la culture collective [modifier]

Culture et art [modifier]

La culture est aussi indissociable du patrimoine artistique, dans le sens où elle est un rattachement à des valeurs traditionnelles. Cet aspect de la culture est beaucoup plus marqué en Europe et en Asie, qu’en Amérique et surtout aux États-Unis, pour des raisons historiques évidentes.

Néanmoins, les États-Unis admirent le patrimoine culturel européen, car il s’agit de leurs racines culturelles : on le constate dans les acquisitions des œuvres d’art, dans leur présence dans les lieux artistiques (Paris, Bruges, Venise, Égypte…), dans les mécénats américains pour la restauration de quelques éléments symboliques du patrimoine européen (château de Versailles…), dans les échanges musicaux (chefs d’orchestre…), etc. Le respect des Américains pour l’histoire monarchique de la France paraît surprenant au premier abord, mais il révèle cet attachement à un patrimoine historique qu’ils n’ont pas, et une reconnaissance au rôle joué par la France dans l’Histoire et dans la défense des libertés aux États-Unis.

Lorsqu’on parle de patrimoine, on pense le plus souvent à l’architecture, mais c’est aussi la sculpture, la peinture, le vitrail, la musique, la littérature, le folklore, la langue

En Asie et en Afrique du Nord, on trouve un patrimoine extraordinairement riche, dans les civilisations chinoise, indienne, arabes par exemple. Le patrimoine de l’Afrique noire est aussi redécouvert (arts premiers).

Culture et langage [modifier]

Voir aussi : Langue et culture

La langue est probablement, dans les sociétés humaines, ce qui permet le mieux de véhiculer une culture, tant orale qu’écrite. C’est ainsi que la culture française s’est développée dans l’Europe des Lumières, en fait essentiellement parce qu’elle était parlée dans plusieurs cours princières. Cette prééminence du français était due au rayonnement culturel de la France au XVIIIe siècle, et à l’admiration que des souverains étrangers (en Prusse, en Russie…) portaient, à tort ou à raison, aux souverains français.

Cette prééminence avait en réalité été préparée par l’édit de Villers-Cotterêts, signé par François Ier en 1539, qui établissait le français comme langue officielle, c’est-à-dire comme langue de l’administration et du droit (écrit). Puis, au XVIIe siècle, de grands écrivains donnèrent au français classique ses lettres de noblesse. La France est probablement l’un des seuls pays au monde où la langue parlée (et officielle) est soutenue par un système d’académies, qui en contrôlent le bon usage. L’Académie française fut fondée dans ce sens par Richelieu en 1635.

Aujourd’hui, la langue anglaise est devenue une langue véhiculaire, porteuse d’un grand nombre d’informations dans des domaines comme le militaire, la finance, la science, et aussi et surtout l’informatique, la plupart des langages informatiques étant historiquement formés sur des mots de la langue anglaise. Les normes, en particulier comptables (l’informatique étant issues à l’origine de la comptabilité générale), tendent à imposer un certain modèle culturel.

En France, après la Seconde Guerre mondiale, on tendit à réagir contre cette forme d’impérialisme linguistique en établissant des liens culturels avec les pays de langue française dans le monde : la francophonie.

On voit également s’établir des liens culturels autour de l’espagnol, entre l’Espagne et l’Amérique du Sud par exemple.

L’arabe est également un bon exemple des liens culturels établis autour de cette langue parlée le plus souvent dans le monde musulman, et qui véhicula une brillante civilisation entre le VIIIe et le XVe siècle.

Le langage étant l’un des modes de communication les plus importants (mais pas le seul), on voit apparaître des modèles linguistiques de communication fondés sur les fonctions du langage. Dans le schéma de Jakobson, par exemple, on voit ces concepts culturels liés au message lui-même, contenus notamment dans le code de communication.

Culture et technique [modifier]

Sciences et techniques sont en interaction permanente, puisque les techniques sont les applications des sciences dans la société. Parler des manifestations techniques de la culture revient donc à aborder ses relations avec les sciences.

On constate, depuis plus de trois siècles, une sorte d’incompréhension entre les sciences (plus précisément les sciences « exactes ») et la culture, voire à des conflits, dont on pourrait trouver les racines dans la controverse ptoléméo-copernicienne.

Voir : Relation entre science et foi.

Claude Allègre note, dans Un peu de science pour tout le monde :

« Dans un monde que la rationalité façonne, l’irrationalité tend à prendre le pouvoir, comme le montre l’essor sans précédent des astrologues, cartomanciens, et sectes de tout poil. La raison principale de cette dérive est qu’au nom d’une spécialisation nécessaire et toujours exigeante, les scientifiques se sont isolés et ont laissé la science s’abstraire de la culture générale. Or, il n’y a pas d’avenir pour un savoir humain, quel qu’il soit, en dehors de la culture, et il ne saurait être de culture dans le monde d’aujourd’hui qui tienne la science à distance. »

Le philosophe Hans Jonas montre en effet, dans le Principe responsabilité (1979), que l’homme tend à adopter, vis-à-vis de la science et surtout de ses applications technologiques, un comportement prométhéen. Il prône le principe de précaution et se trouve à l’origine des principes philosophiques du développement durable.

L’astrophysicien Jean Audouze, ancien directeur de l’Institut d’astrophysique de Paris, dresse le même constat, et appelle de ses vœux une réconciliation entre la science et la culture.

Voir : Jean Audouze : réconcilier la science et la culture

Importance et place de la culture collective [modifier]

La diversité culturelle dans la société [modifier]

On distingue à travers le monde, les cultures écrites et les cultures orales.

La langue, écrite ou orale, joue ainsi un rôle essentiel dans l’élaboration d’une forme de connaissance sociale, qui est la pensée du sens commun, socialement élaborée et partagée par les membres d’un même ensemble social ou culturel. On appelle quelquefois cette connaissance commune une représentation sociale.

Dans le domaine de l’archéologie et de l’anthropologie, la culture se définit comme étant l’ensemble des connaissances et des comportements qui caractérisent une société humaine, ou plus généralement un groupe humain à l’intérieur d’une société.

Seulement quelques cultures sont parvenues à l’état de civilisation dans l’histoire de l’humanité.

Même s’il existe une culture dominante dans une société, généralement formée autour de la culture de l’élite, il se forme toujours des groupes sociaux dont les intérêts, les pratiques, sont particuliers par rapport à la culture dominante. On trouve ainsi diverses formes de cultures, comme la culture populaire, la culture de masse, la culture de jeunesse, ou ce que l’on appelle la subculture (ou culture intime).

La culture enfantine se distingue de celle des adultes, car les systèmes de représentation d’un enfant et d’un adulte sont nécessairement différents.

Faire dialoguer des personnes de cultures différentes peut nécessiter une médiation interculturelle. Des personnes se sont spécialisées dans la médiation culturelle.

La culture par rapport à la nature [modifier]

Beaucoup de projets du XVIIIe siècle au début du XXe siècle, qui eurent lieu dans le cadre de la révolution industrielle, mais aussi encore beaucoup de personnes aujourd’hui, identifient souvent la culture ou la « civilisation » à un état évolué de l’humanité, qui s’opposerait, selon eux, à l’état sauvage, la « nature » étant un état sauvage selon eux.

Tel n’était pourtant pas le cas de beaucoup de philosophes des Lumières, comme John Locke qui fonda la philosophie politique sur la loi de la nature (law of nature), Robert Boyle, auteur d’ouvrages sur la méthode expérimentale (voir philosophie de la nature), Jean-Jacques Rousseau (rêveries d’un promeneur solitaire), Samuel von Pufendorf (qui inspira la constitution des États-Unis), ou de nombreux courants de peinture au XIXe siècle (école de Barbizon, impressionnisme…).

Dans les dernières décennies, de nombreux philosophes se sont inquiétés des rapports avec la nature (René Dubos, Hans Jonas…).

Voir : Philosophie de la nature, développement durable

Même si la culture physique était à l’origine cantonnée aux gymnases, le développement des activités sportives modernes tend à rapprocher de la nature : alpinisme, ski (notamment le ski de fond), cyclisme, kayak, canyoning

Le facteur culturel dans la mondialisation [modifier]

Sans doute la mondialisation fait intervenir des enjeux culturels considérables. Après la fin de la guerre froide, on assiste ainsi parfois à ce que l’on appelle un choc des civilisations.

Depuis la chute du mur de Berlin (1989), on tend ainsi à voir apparaître un modèle prédominant, le modèle anglo-saxon réputé « libéral« , mais où, en fait, on trouve un engagement très fort de la puissance publique américaine dans l’industrie de l’armement et l’industrie informatique (voir Éric Denécé et Claude Revel, l’autre guerre des États-Unis, 2005). L’emprise américaine est particulièrement forte sur les aspects culturels, et joue sur les interactions multiples (entreprises, partenariats avec des ONG) à partir des composants fondamentaux de la culture (valeurs, normes, institutions, artefacts).

Ce modèle anglo-saxon, appuyé sur l’anglais comme langue véhiculaire, tend à imposer certains modes de fonctionnement dans les institutions mondiales, notamment commerciales, qui, selon certains observateurs, peuvent traduire une forme d’impérialisme culturel et linguistique.

Le développement de la culture de masse depuis les années 1930, dans le sillage de l’américanisation, a favorisé des modes de consommation et de production qui ne sont plus forcément aujourd’hui compatibles avec les contraintes sociétales contemporaines.

Face à cette forme de domination, certains pays réagissent en prônant la diversité culturelle, voire l’exception culturelle, et s’organisent en conséquence.

En France, l’expression exception culturelle tend à prendre un sens péjoratif, dans la mesure où les solutions adoptées pour défendre la diversité culturelle passent par des formes d’action concentrées autour de l’État (aides publiques et subventions aux différentes formes de médias…), qui ne vont pas nécessairement dans le sens de la qualité de la création culturelle.

Les relations entre culture et entreprises privées [modifier]

15px-Searchtool-80%25 Article détaillé : Culture d’entreprise.

L’objectif des entreprises n’est pas le plus souvent de produire de la culture. Néanmoins, et même dans les secteurs autres que la culture, d’une part, on trouve de plus en plus de liens avec les activités culturelles, et d’autre part la notion de culture d’entreprise se développe, avec l’apparition de chartes définissant les valeurs partagées des personnes travaillant dans une même entreprise.

Historiquement, ce fut la création des comités d’entreprise qui permit d’abord aux employés de bénéficier d’activités culturelles proches de leur lieu de travail (prêt de livres, de disques…).

Plus récemment, les activités de mécénat se sont multipliées, afin de renforcer l’image des entreprises : par exemple le sport (voile, tennis, football, cyclisme…), pour donner une image d’esprit d’équipe.

Le mécénat tend à s’ouvrir aujourd’hui à des activités plus artistiques. On peut voir par exemple des entreprises privées participer à l’organisation d’expositions. Ainsi une entreprise du secteur pétrolier peut trouver des intérêts à participer à des expositions en relation avec la culture arabo-musulmane par exemple.

Dans le cadre de stratégies de développement durable et de responsabilité sociétale, on trouve aujourd’hui une multiplication des messages des entreprises autour de chartes d’entreprise, et de mécénats culturels ou sociaux. Ces différents aspects ont pour objectif de renforcer l’image de l’entreprise.

Ce type d’activité est très naturel aux États-Unis, où les relations entre entreprises et ONG s’établissent facilement. Ce mode de fonctionnement décentralisé et privé n’est pas encore totalement passé dans les mœurs dans beaucoup de pays européens, particulièrement en France, où la puissance publique, on l’a vu, joue traditionnellement un rôle important. Les ONG culturelles peuvent pourtant favoriser l’éducation dans les pays en développement (en Afrique par exemple), et renforcer les liens.

Néanmoins, si l’entreprise considère le mécénat comme de la communication pure dans ses rapports d’activité annuels (voir responsabilité sociétale), cela peut cacher dans certains cas des insuffisances dans les stratégies.

La culture d’entreprise, impulsée par les décideurs, et expliquée aux employés et aux parties prenantes de l’entreprise, devrait ainsi participer, d’une manière générale, à la construction d’une culture stratégique d’entreprise.

La culture par rapport à la psychologie sociale [modifier]

Les aspects culturels peuvent jouer un rôle en psychologie sociale.

On observe en effet, dans les sciences cognitives, que certains caractères psychologiques peuvent bloquer la perception de phénomènes par un individu, et, au niveau d’un organisation, former obstacle à la perception de l’environnement, et par suite à l’identification, l’évaluation, et l’expression de phénomènes globaux, comme les risques par exemple.

Lorsque ces effets sont individuels, on parle de biais cognitifs, comme l’ancrage mental, le biais d’autocomplaisance

Lorsque des effets similaires se produisent sur un ensemble d’individus appartenant à une même communauté, on parlera plutôt de biais culturel.

Évolution, diffusion et sélection culturelles [modifier]

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La catégorie Rayonnement culturel contient d’autres articles sur le sujet des types de rayonnement culturel.

Principes généraux de l’évolution culturelle [modifier]

Tout comme il y a une évolution biologique, certains éthologues, ainsi que plusieurs généticiens, estiment qu’il y a une évolution culturelle, et que cette évolution se fait par mutation, puis est transmise par des « gènes » de la culture, appelés mèmes, qui subissent une pression sociale et environnementale, aboutissant à leur disparition ou au contraire à leur expansion.

Mais la spécificité durable des cultures humaines est qu’elles fonctionnent comme des « conversations politiques » entre positions différentes, des processus de propositions-objections, réorganisant constamment les collectifs sociaux. La disparition d’une culture n’est donc pas nécessairement la « mort » d’un organisme, mais le passage à une autre configuration conversationnelle ; l’abandon de certaines métaphores collectives pour d’autres. Comme l’a montré la grande anthropologue britannique Mary Douglas, aucune culture humaine n’est en effet « homogène » : elle résulte toujours d’une différenciation interne entre partisans – ou adeptes – de valeurs plus individualistes, de valeurs plus collectives, de solutions organisationnelles -hiérarchiques – et enfin de formes de résistance passive à toutes les valeurs. Même dans les sociétés dites — à tort — « primitives » et supposées « sans histoire », il n’existe pas de stabilité culturelle, de consensus sans résistance, d’unicité sans variations individuelles ou collectives.

Depuis que les primates humains ont adopté le langage symbolique pour représenter leurs relations, celui-ci les a entraînés dans un mouvement rapide qui les distingue des cultures des autres primates (telles que les décrit par exemple l’éthologue Frans de Waal, lorsqu’il parle de « politique du Chimpanzé ») : les mots fixés par les systèmes de signifiants ne sont en effet jamais assez précis et englobants pour empêcher la controverse. Ainsi l’histoire des cultures (à commencer par celle des mythes étudiés par Claude Lévi-Strauss) est-elle celle d’une sorte de « course-poursuite » entre différentes façons de « prendre la vie ».

Il est possible que la culture mondiale en formation réduise la richesse des possibilités des milliers de cultures encore existantes, mais elle pourra difficilement absorber dans un modèle unique les différentes « passions fondamentales » dont elle est le lieu d’expression, non seulement dans l’art ou la religion, mais aussi dans l’activité pratique et dans le débat politique.

Culture et médias, le phénomène du web [modifier]

Conscients de l’importance des médias (journaux, radio, téléphone, télévision,…), dans la diffusion de la culture, les gouvernements ont souvent eu la tentation de contrôler la diffusion des informations par la prise de contrôle des médias. Cela prit parfois des formes de propagande, soit via l’art, ou la nationalisation des moyens de diffusion par l’État.

À l’époque du web, l’approche moderne pour appréhender la diffusion de la culture par les médias, mais aussi par la langue, est sans doute celle de la médiologie. Ce qui caractérise aujourd’hui la diffusion par les médias, spécifiquement internet, c’est que l’individu n’est plus seulement destinataire de l’information (radio, télévision) ou émetteur dans une relation un à un (téléphone). Il peut aussi émettre à un grand nombre d’individus, par le biais de forums, messageries, blogs…

Cette forme de communication fait penser à l’apparition de l’imprimerie au XVe siècle. On sait comment cette forme de diffusion bouleversa la société européenne, pour finalement assurer un fort développement lors de la Renaissance, à travers les grandes découvertes.

À notre époque, nous vivons un passage de la culture de l’écrit à une culture de l’information codée numériquement sur support électronique : disque, CD-ROM, diffusion par internet… Cette transformation radicale n’est pas sans poser des problèmes de propriété intellectuelle pour les artistes. Par exemple, l’industrie du disque peut être gravement menacée par la multiplication des actes de piratage.

Un autre aspect significatif de cette mutation est le fait que les bibliothèques sont maintenant amenées à s’ouvrir aux médias numériques. On appelle de plus en plus les bibliothèques des médiathèques, puisque le support du média n’est plus seulement le papier, mais un support numérique. Il s’agit alors de bibliothèques numériques. La sélection sur critères des ouvrages sur des écrans informatiques permet de trouver plus facilement l’ouvrage dans les rayonnages, et l’information recherchée.

Lorsque la médiathèque renferme des jeux, il s’agit alors d’une ludothèque.

Le nombre de sites web dans chaque pays, et notamment le nombre de sites web par habitant, est un indicateur de la diffusion contemporaine de la culture, autour de la langue.

Culture et zones de contact entre civilisations [modifier]

L’Histoire montre que les zones de contact entre civilisations peuvent être sources de conflits, ou au contraire extrêmement fructueuses sur le plan des échanges culturels.

On peut citer par exemple les échanges maritimes dans la Grèce antique entre les cités et leurs colonies (Élée, Phocée…), dans la Rome antique, Venise, les zones de contact en Espagne entre musulmans et chrétiens (Califat de Cordoue), la Syrie après les conflits des Croisades, la route de la soie, le royaume de Roger II de Sicile (qui apporta une connaissance cartographique précieuse à l’occident à partir du savoir arabo-musulman, à Palerme), les voyages de missionnaires et d’explorateurs, le commerce à partir de Bruges (villes hanséatiques et relations maritimes avec le sud de l’Europe), le protectorat français au Maroc

C’est par ce type d’échanges que de nombreux traités scientifiques et philosophiques sont parvenus en occident, depuis la Grèce antique, l’Asie, la Mésopotamie, l’Inde, ainsi que des techniques très utiles : boussole, sextant, informations cartographiques, papier, imprimerie, chiffres « arabes »…

Culture générale d’un individu [modifier]

La culture d’un individu, aussi appelée culture générale, correspond à l’ensemble des connaissances qu’il a sur le monde.

Elle est en partie construite par l’éducation et l’enseignement, mais comprend de surcroît une part de construction active de la part de l’individu. Elle comprend aussi une dimension de structuration de l’esprit, vis-à-vis de l’ensemble des connaissances : La culture est ce qui reste lorsque l’on a tout oublié (attribué en général à Édouard Herriot). Cette structuration donne au sujet cultivé la capacité de rattacher facilement un quelconque domaine d’étude à ses connaissances. C’est la culture générale.

Ainsi, la culture générale peut inclure des connaissances aussi diverses que l’Histoire, la musique, l’art, la littérature, les sciences, l’astronomie, la géographie, la philosophie, le cinéma, le sport

On voit cependant que cette conception de la culture, qui peut paraître élitiste, correspond en fait à la définition de la culture individuelle. Les cultures de différents groupes sociaux (culture populaire par exemple) peuvent comporter des formes de connaissances plus variées ou plus particulières.

Par rapport à ces formes de culture, la culture générale est le fond de culture minimal que devrait posséder un individu pour pouvoir s’intégrer dans la société.

Citations [modifier]

« La biologie ignore le culturel. De tout ce que l’homme a appris, éprouvé, ressenti au long des siècles, rien ne s’est déposé dans son organisme, rien n’est passé dans la bête. » Jean Rostand biologiste (1894-1977)

« Une culture qui ne serait pas une insurrection permanente de l’esprit ne serait qu’une industrie de plus. » Jean-Marie Domenach (Europe, le défi culturel 1990)

« Quand les hommes sont morts ils rentrent dans l’histoire, quand les statues sont mortes, elles rentrent dans l’art, cette botanique de la mort, c’est ce que nous appelons la culture. » Chris Marker (Les Statues meurent aussi d’Alain Resnais)

« La culture, c’est la manière dont un groupe de personnes résout ses problèmes. » F. Trompenaars

« la culture est par essence une programmation mentale collective. » G. Hofstede

« La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié. » Édouard Herriot

« Croyant, avec Max Weber, que l’homme est un animal suspendu dans des toiles de signification qu’il a lui-même tissées, je considère que la culture est ces toiles ». Clifford Geertz, The Interpretation of Cultures, 1973

« L’incapacité patente de la culture occidentale à comprendre et à prendre au sérieux, l’expérience acquise des autres cultures dont certaines ont su apporter aux questions de survie des réponses radicalement différentes des siennes, constitue l’un des plus graves dangers pour l’avenir de notre planète ». Terrence Heath

« La culture fait figure d’objectif ultime d’un développement bien compris, c’est-à-dire considéré comme visant à l’épanouissement total de l’être humain. La conception opposée, et purement matérialiste, consiste, à ajouter au développement, une pincée de culture et à agiter le mélange ».

« C’est la culture qui inspire les fins qui donnent sens à notre existence ».

« Une culture, c’est seulement l’ensemble des moyens offerts aux hommes qui relèvent d’elle, pour s’approcher de la Vérité ». (Denis de Rougemont)

« Nostalgie des or. (Cf. conscience) : « Il serait vain d’ignorer que presque toutes les philosophies et les idéologies contemporaines reconnaissent que le mode d’être spécifique de l’homme dans l’Univers, le force à être un créateur de culture, c’est-à-dire, de langage, d’institution, de techniques, d’art, etc. » Mircéa Eliade :

« La culture c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale. »

« La culture ou civilisation…est cette totalité complexe qui comprend les connaissances, les croyances, les arts, les lois, la morale, la coutume, et toute autre capacité ou habitude acquises par l’homme en tant que membre de la société » Edward Tylor, 1871.

« La culture c’est comme une parachute, moins on en a plus on s’écrase ».

« La culture, c’est ce qui répond à l’homme quand il se demande ce qu’il fait sur la terre ». André Malraux

Bibliographie [modifier]

  • D. Lestel, Les Origines animales de la culture, Paris, 2003 (Champs, 543) [ISBN 2-080-80069-8].
  • R. Boyd, J. Silk, L’Aventure humaine : des molécules à la culture, Bruxelles, 2004, trad. de la 3e éd. [ISBN 2-8041-4333-3].
  • D. Cuche, La Notion de culture dans les sciences sociales, Paris, 2004, 3e éd. (Repères, 205) [ISBN 2-7071-4264-6].
  • Jean Dubuffet, Asphyxiante culture, Edition de Minuit, Paris, 1986 [ISBN 2707310840]
  • Peter Sloterdijk, La Domestication de l’être, Edition Mille et une nuits, 2000 [ISBN 2842055039]
  • Paul Claval: géographie culturelle

Sur les politiques culturelles :

  • Philippe Poirrier, L’État et la culture en France au XXe siècle, Paris, Le Livre de Poche, 2006.
  • Philippe Poirrier, Art et pouvoir de 1848 à nos jours, Cndp, 2006.
  • Philippe Poirrier, Les Politiques culturelles en France, Paris, La Documentation française, 2002.
  • Serge Regourd, L’Exception culturelle, Paris, Puf, 2002.

Voir aussi [modifier]

Culture collective et civilisation [modifier]

Culture individuelle [modifier]

Manifestations de la culture [modifier]

Aspects sociaux [modifier]

Organisations chargées de la culture [modifier]

Technique [modifier]

Autres [modifier]

Artisanat, Commerce, Politique, Artificiel, Religion

Faune et flore [modifier]

Liens externes [modifier]

   

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Notes [

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